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30 novembre 2016

LA COPTASA : une idée ORIGINALE et DURABLE


LE PASTORALISME COOPERATIF

Vaches salers à l'estive(photo " Quelque part sur terre")

En 1963 des jeunes agriculteurs du Cantal recherchaient des solutions aux problèmes de la faible dimension de leurs exploitations qui devaient être confortées pour rester viables. Ils ont eu l’opportunité de mettre en valeur des pâturages d’altitude sur le Cézallier proche du Signal du Luguet (1270m-1481m) point culminant du massif et les Monts de la région de Salers et du Puy Violent (1000-1500m d’altitude) qui se trouvaient alors en voie d’abandon.
Ils créent une coopérative de transhumance et d’amélioration des structures agricoles (COPTASA) fonctionnant avec un système de parts sociales. La gestion collective du foncier fut dès le départ une réponse adaptée aux besoins de jeunes agriculteurs puisque les surfaces d’estives mises à leur disposition devenaient directement complémentaires de leurs exploitations.
Depuis près de 50 ans, ce regroupement pastoral, qui a de fait pris la suite des buronniers sur les territoires d’estives, exploite 2061 hectares. Il constitue un outil professionnel qui assure aux éleveurs une formule pérenne de qualité dans la gestion des animaux mis en pension chaque année du 25 mai au 8 octobre. Structurée en deux unités pastorales, Pradiers sur le Cézallier et Recuset, en 2009, la Coptasa a accueilli 4287 bovins, chiffre stables depuis dix ans.
Depuis la création de la coopérative en 1963, plus de 1400 éleveurs ont utilisé les services de la Coptasa pour la mise en estives de plus de 160 000 bovins. Sur les 500 sociétaires de la coopérative, 300 l’utilisent régulièrement.


Les troupeaux accueillis sur l’unité pastorale de Pradiers, c’est-à-dire sur 1126 hectares comprenaient en 2009, 962 bourrettes, 892 doublonnes, 343 vaches allaitantes et autant de veaux soit un total de 2540 animaux, chiffre stable depuis une dizaine d’années. A noter que l’unité pastorale de Recusset accueillait de son côté en 2009 1647 animaux sur ses 935 hectares d’estives.
Ce sont les deux gardiens basés au buron de Paillaseyre-bas qui procèdent dès la fonte des neiges à la remise en état des clôtures et à la remise en eau des points d’abreuvement. Durant toute l’estive, ils contrôlent l’état sanitaire des troupeaux par des visites systématiques tous les jours. Ce sont eux encore qui assurent directement les soins courants, faisant appel au vétérinaire si cela est nécessaire.

 
Le buron de Paillaseyre-bas (1400m), qui domine l’amorce de la vallée de la Sianne, en position centrale sur l’estive a été entièrement détruit par un incendie en 1997. Reconstruit en 1998, la totalité du bâtiment sert désormais d’habitation pour les gardiens et d’accueil pour les agriculteurs adhérents de la coopérative. A proximité du buron, l’estive dispose d’un hangar technique de 240m2.


( Texte extrait de l'article :  Patrimoine, L’unité pastorale de Pradiers autour du Luguet, site de l'association Cézallier, vallée de la Sianne)


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